vous trouverez ici sans doute quelques rĂ©ponses Ă  vos lĂ©gitimes questions concernant la procĂ©dure qui s’annonce…

QUELS Délais pour mon procÚs ?

Tout dépend de vos difficultés.

La loi impose, en tout domaine, des dĂ©lais de prescription, c’est-Ă -dire des dĂ©lais Ă  l’issue desquels une action ne peut plus ĂȘtre exercĂ©e.

En droit du travail, ces dĂ©lais ont tendance Ă  ĂȘtre revus Ă  la baisse :

  • 1 an pour contester un licenciement
  • 2 ans pour les litiges relatifs Ă  l’exĂ©cution d’un contrat de travail
  • 3 ans pour obtenir des rappels de salaires
  • 5 ans pour tout ce qui concerne le harcĂšlement moral ou sexuel

A l’opposĂ©, dans le domaine pĂ©nal, ces dĂ©lais ont tendance Ă  croĂźtre.

  • Une contravention peut ĂȘtre poursuivie pendant 1 an
  • Un dĂ©lit pendant 6 ans
  • Un crime pendant 20 ans

Mais lĂ  encore il y a des exceptions comme en droit de la presse (injure, diffamation : trois mois)

Un examen approfondi de votre situation nous permettra de vous aider à y voir plus clair pour vous assister dans la préservation de vos droits (Délais en vigueur au 1er janvier 2024).

Le temps de la justice est souvent moins rapide qu’on ne l’espĂšre lorsque l’on subit une injustice. Tout dĂ©pend en rĂ©alitĂ© de votre affaire.

Mais d’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale,  si l’on prend l’exemple d’une procĂ©dure devant le Conseil de prud’hommes Ă  TOULOUSE, cela dure entre 10 et 15 mois pour contester un licenciement, ou quelques semaines pour obtenir le paiement des salaires impayĂ©s.

Ce dĂ©lai s’explique par le temps dont ont besoin les diffĂ©rentes parties au procĂšs pour Ă©laborer et Ă©changer leurs arguments, mais Ă©galement le temps nĂ©cessaire aux tribunaux pour les analyser et les juger.

pour y voir plus clair, contactez-nous.
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LES juridictions

Il existe un trĂšs grand nombre de juridictions en France amenĂ©es pour chacune d’elles Ă  traiter des contentieux diffĂ©rents, et  Ă  appliquer des normes diffĂ©rentes. Tout dĂ©pendra donc du problĂšme que vous rencontrez.

D’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale on distingue les juridictions judiciaires des juridictions administratives.

Au sein de cette premiĂšre catĂ©gorie se trouvent les juridictions pĂ©nales amenĂ©es Ă  se prononcer sur la culpabilitĂ© ou l’innocence des personnes prĂ©venues ou accusĂ©es d’avoir commis une infraction. Suivant la gravitĂ© de l’infraction reprochĂ©e, la juridiction changera. Les contraventions sont jugĂ©es par le tribunal de police, les dĂ©lits par le tribunal correctionnel et les crimes par la Cour d’assises.  S’y opposent le ministĂšre public (procureur de la rĂ©publique) et la personne mise en cause. Le premier rĂ©clamant la condamnation de la seconde.

Les juridictions civiles sont celles qui sont amenées à trancher les litiges entre des personnes physiques et/ou morales, afin de faire cesser des agissements préjudiciables ou indemniser la partie qui aurait été lésée.

Tout dĂ©pendra alors du domaine dans lequel se situe votre litige : pour les relations individuelles de travail (contrat, licenciement, paiement de salaire) ce sera le Conseil de prud’hommes, pour les litiges entre sociĂ©tĂ©s commerciales, vous irez au Tribunal de Commerce, le reste (sauf exception) sera examinĂ© par le Tribunal judiciaire.

Enfin, si votre litige vous oppose Ă  une personne publique (une mairie, un dĂ©partement, une rĂ©gion, l’Etat), que ce soit en qualitĂ© d’administrĂ© ou d’agent public, la juridiction compĂ©tente sera le Tribunal administratif.

Vous y voyez peut ĂȘtre un peu plus clair. Et encore, nous n’avons pas abordĂ© les procĂ©dures d’appel. Nous en discuterons lors de notre prochaine rencontre.

D’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, une procĂ©dure devant le Conseil de prud’hommes se dĂ©roule en 4 Ă©tapes :

– La saisine du Conseil de prud’hommes : il s’agit de demander au Conseil de prud’hommes de convoquer les diffĂ©rentes parties au procĂšs et de l’informer de l’objet des demandes.

– La convocation devant le Bureau de Conciliation et d’Orientation : Ă  cette Ă©tape, Ă  laquelle les parties sont convoquĂ©es, le Conseil de prud’hommes examine avec elles s’il est possible de trouver un accord. La prĂ©sence des parties n’est cependant pas obligatoire puisque votre avocat peut vous y reprĂ©senter. Cette Ă©tape est parfois contournĂ©e pour certaines affaires telles que la requalification des CDD en CDI ou la prise d’acte de la rupture du contrat de travail.

– L’échange des conclusions : Ă  dĂ©faut de conciliation, chaque partie doit Ă©tablir l’argumentaire permettant de dĂ©fendre son point de vue et le transmettre Ă  la partie adverse afin de lui permettre d’en prendre connaissance et d’y rĂ©pondre.

– L’audience devant le Bureau de Jugement : votre avocat plaidera pour exposer votre dossier, vos arguments et vos demandes au Conseil de prud’hommes. AprĂšs avoir entendu les diffĂ©rentes parties, le Conseil de prud’hommes mettra l’affaire en dĂ©libĂ©rĂ©, et donnera la date (3 Ă  4 mois aprĂšs) Ă  laquelle il rendra son jugement.

Combien va me couter mon procĂšs ?

Les honoraires d’un avocat peuvent parfois en surprendre certains. Contrairement Ă  certaines professions qui rĂ©alisent leur mission uniquement en votre prĂ©sence, le travail rĂ©alisĂ© par l’avocat en votre prĂ©sence ne reprĂ©sente que la surface Ă©mergĂ©e de l’iceberg. La plus grande partie du temps consacrĂ© Ă  votre dossier, et qui vous est donc facturĂ©e, consiste Ă  Ă©laborer avec vous une stratĂ©gie efficace, rĂ©aliser des recherches, rĂ©diger des argumentaires, sans compter toutes les formalitĂ©s administratives rĂ©alisĂ©es par le secrĂ©tariat du cabinet.

Pour plus de dĂ©tail, vous pouvez vous rendre sur la page « honoraires Â» qui vous prĂ©sentera nos diffĂ©rentes modalitĂ©s d’interventions dont nous discuterons lors de notre premier entretien, Ă©tant prĂ©cisĂ© que nous mettons un point d’honneur Ă  ce que tous puissent accĂ©der Ă  la justice.

LE DROIT DU TRAVAIL

D’une maniĂšre gĂ©nĂ©rale, tout licenciement doit reposer sur une cause rĂ©elle et sĂ©rieuse, c’est Ă  dire qu’elle doit non seulement exister mais Ă©galement ĂȘtre d’une gravitĂ© suffisante pour justifier la rupture du contrat de travail. Celle-ci variera suivant le motif qui aura Ă©tĂ© retenu par l’employeur pour motiver sa dĂ©cision.

Cette cause peut ĂȘtre personnelle ou Ă©conomique.

Lorsqu’elle est personnelle, elle repose sur un Ă©lĂ©ment liĂ© Ă  la personne du salariĂ© (une faute professionnelle, un manque de travail ou de compĂ©tence, ou une inaptitude mĂ©dicale Ă  son poste par exemple).

A l’inverse, lorsqu’elle est Ă©conomique, elle repose sur des Ă©lĂ©ments qui ne sont pas liĂ©s Ă  la personne du salariĂ© (situation Ă©conomique de l’entreprise, changement technologique au sein de l’unitĂ© de production…).

Il appartient au salariĂ© qui entend contester son licenciement d’apporter des Ă©lĂ©ments de preuve permettant de remettre en cause son licenciement, sauf en cas de licenciement disciplinaire, oĂč cette charge repose sur l’employeur, particuliĂšrement lorsqu’il a retenu une faute grave contre son salariĂ©.

C’est alors le Conseil de Prud’hommes qui apprĂ©ciera les Ă©lĂ©ments produits et jugera si le licenciement repose ou non sur une cause rĂ©elle et sĂ©rieuse.

L’utilisation du terme « harcĂšlement » est trĂšs rĂ©pandue dans le discours public. Les situations auxquelles ce terme renvoie sont trĂšs variĂ©es, et parfois Ă©loignĂ©es de la dĂ©finition juridique qu’en a donnĂ© le lĂ©gislateur.

Du point de vue du code du travail, mais également du code pénal, le harcÚlement moral est caractérisé lorsque sont réunies plusieurs conditions :

  • des agissements rĂ©pĂ©tĂ©s de harcĂšlement moral (mise Ă  l’Ă©cart, propos dĂ©placĂ©s ou vexatoires, critiques injustifiĂ©es, ordres contradictoires, surcharge de travail, retrait de responsabilitĂ©s…) ;
  • un effet sur les conditions de travail ;
  • une atteinte aux droits et Ă  la dignitĂ© du salariĂ©, une altĂ©ration de sa santĂ© physique ou mentale ou un avenir professionnel compromis.

Le harcĂšlement sexuel est lui constituĂ© par des propos ou comportements Ă  connotation sexuelle ou sexiste rĂ©pĂ©tĂ©s qui soit portent atteinte Ă  la dignitĂ© du salariĂ© en raison de leur caractĂšre dĂ©gradant ou humiliant, soit crĂ©ent Ă  son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante. Ce harcĂšlement sexuel est Ă©galement caractĂ©risĂ© lorsque le salariĂ© subit une pression grave, mĂȘme non rĂ©pĂ©tĂ©e, dans le but rĂ©el ou apparent d’obtenir un acte de nature sexuelle.

Face Ă  ce type d’agissements, il peut ĂȘtre difficile pour le salariĂ© d’Ă©tablir l’existence d’un tel harcĂšlement.

C’est la raison pour laquelle le lĂ©gislateur a amĂ©nagĂ© les rĂšgles de preuve en demandant au salariĂ© de prĂ©senter les Ă©lĂ©ments de fait (attestations, mails, SMS…) qui, pris dans leur ensemble, laissent supposer l’existence de ce harcĂšlement.

En rĂ©ponse, l’employeur doit justifier ces agissements en apportant la preuve que ses dĂ©cisions et les mesures litigieuses s’expliquent par des Ă©lĂ©ments objectifs Ă©trangers Ă  tout harcĂšlement.

La discrimination est interdite et sanctionnée par le code du travail.

Un salarié ne peut se voire réserver un traitement défavorable particulier pour des raisons inavouables, et que le législateur a défini :

  • Etat de santĂ©,
  • Situation de grossesse ou situation de famille,
  • Opinions politiques,
  • Lieu de rĂ©sidence,
  • Origines,
  • ActivitĂ©s syndicales,
  • Sexe…

Si la comparaison avec d’autres salariĂ©s peut aider Ă  rĂ©vĂ©ler un tel traitement discriminatoire, elle n’est pas nĂ©cessaire pour dĂ©noncer de telles pratiques.

Les juges, lorsqu’ils sont saisis de tels agissements peuvent ordonner diffĂ©rentes mesures pour permettre une rĂ©paration intĂ©grale du prĂ©judice (repositionnement hiĂ©rarchique, revalorisation salariale, rappel de rĂ©munĂ©ration, dommages et intĂ©rĂȘts…).

Si la durĂ©e lĂ©gale du travail est fixĂ©e par la loi Ă  35 heures par semaine, l’employeur est en droit d’exiger de son salariĂ© qu’il rĂ©alise des heures supplĂ©mentaires pour faire face aux exigences de productions. Ces heures sont cependant limitĂ©es, doivent ĂȘtre rĂ©munĂ©rĂ©es (sur le bulletin de paie ou sous forme de repos) et faire l’objet d’une majoration. Ces heures supplĂ©mentaires sont parfois mĂȘme prĂ©vues par le contrat de travail lui-mĂȘme (39 heures par semaine, 169 heures mensuelles…)

En la matiĂšre, la preuve est parfois difficile Ă  rapporter du temps exact de travail pour le salariĂ© qui n’a que rarement accĂšs aux relevĂ©s d’heures de son employeur. C’est la raison pour laquelle le lĂ©gislateur permet au salariĂ© de prĂ©senter par exemple un dĂ©compte des heures dont il rĂ©clame le paiement. Ce sera alors Ă  l’employeur, qui est tenu de contrĂŽler le temps de travail de ses salariĂ©s, de fournir au juge les Ă©lĂ©ments de nature Ă  justifier les horaires effectivement rĂ©alisĂ©s par ce dernier.

La reconnaissance par le juge de telles heures supplĂ©mentaires ouvre droit Ă  d’autres demandes (congĂ©s payĂ©s, contrepartie obligatoire en repos, travail dissimulĂ©, dommages et intĂ©rĂȘts…)

Attention à bien distinguer les heures supplémentaires (accomplies au delà de 35 heures) et les heures complémentaires (accomplies au delà de la durée prévues dans le contrat à temps partiel sans atteindre 35 heures).

Tout dépendra des conditions dans lesquelles le contrat a été rompu.

Lorsque le salariĂ© est Ă  l’initiative de son dĂ©part, il ne pourra prĂ©tendre Ă  aucune indemnitĂ© particuliĂšre si ce n’est le paiement du salaire du mois en cours et le rĂšglement de ses indemnitĂ©s de congĂ©s payĂ©s (sauf Ă  engager une procĂ©dure visant Ă  imputer la responsabilitĂ© de la rupture Ă  l’employeur).

En revanche, lorsque c’est l’employeur qui est Ă  l’origine de la rupture d’un contrat Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e, il sera (suivant l’anciennetĂ©) redevable d’une indemnitĂ© de licenciement dont le montant sera dĂ©terminĂ©e par la loi ou par la convention collective. Cette indemnitĂ© n’est en revanche pas due lorsque l’employeur licencie son salariĂ© pour faute grave. Le salariĂ© ne pourra alors en obtenir le paiement que s’il parvient Ă  faire juger que son licenciement ne reposait pas sur une faute grave.

Si le juge venait Ă  ĂȘtre saisi, et Ă  considĂ©rer le licenciement comme dĂ©pourvu de cause rĂ©elle et sĂ©rieuse, voire entachĂ© de nullitĂ©, des dommages et intĂ©rĂȘts seraient alors allouĂ©s au salariĂ©.